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Actualités & événements


Fabrice Ducrest © UNIL

Publié le  13.09.17
Par  Mélanie Affentranger (Unicom)

Harems de chauves-souris à Dorigny

Dix nichoirs à chiroptères de la forêt de Dorigny viennent d’être équipés de capteurs électroniques. Le dispositif permettra aux biologistes d’étudier le système de reproduction des noctules, une espèce de chauves-souris actuellement de passage sur le campus.

Deux fois par année, en mars et septembre, des noctules font une halte de quelques semaines dans les nichoirs à chauves-souris dispersés dans la forêt de Dorigny. « Au printemps, cette espèce migre du sud vers le nord de l’Europe », explique Laura Clément, doctorante au Département d’écologie et évolution. Le suivi des effectifs de cette population, connue pour ses échanges avec des noctules du centre de l’Allemagne, est réalisé grâce à un marquage effectué avec des puces électroniques. Les chercheurs allemands et suisses peuvent donc détecter passivement la présence des animaux et étudier l’évolution de la taille de leurs populations.

Début septembre, des détecteurs ont été installés à l’entrée de dix des vingt-quatre nichoirs. Quelques mètres au-dessous, fixé au tronc de l’arbre, un boîtier relié à une batterie permet d’enregistrer toutes les allées et venues des chauves-souris dans la maisonnette. 

Le capteur à l’entrée du nichoir est relié à une enregistreur et une batterie. Fabrice Ducrest © UNIL

La plus grande chauve-souris de Dorigny

Avec ses 10 centimètres, la noctule commune est le plus grand chiroptère vivant dans la forêt de Dorigny. Toutes ailes déployées, elle atteint une trentaine de centimètres et autant de grammes. Soit près de six fois plus qu’une pipistrelle, autre chauve-souris présente sur le campus. La noctule est une espèce forestière qui se caractérise par ses larges oreilles arrondies aux extrémités.

Les mâles, de retour depuis la mi-août, attendent les femelles qui arrivent ces jours-ci. Les animaux continuent à être pucés au fur et à mesure. 

La noctule commune mesure environ dix centimètres. Archive F. Imhof © UNIL

Choisir le meilleur mâle

« En période d’accouplement, les noctules forment des harems : un mâle vit avec plusieurs femelles, parfois jusqu’à dix ! » Grâce à ce nouveau dispositif de surveillance, les biologistes pourront étudier tous les mouvements effectués par les animaux, mieux comprendre leurs déplacements et la manière dont les femelles choisissent leur partenaire. « Le système de reproduction des noctules, et des chauves-souris en général, est encore très mal compris », indique Laura Clément. Les femelles jettent-elles leur dévolu sur des partenaires dont les testicules sont davantage proéminents ? Ou sur les mâles les plus gros ? Les moins parasités ? Les plus odorants ? Autant d’informations qui pourront être déduites de l’analyse des données collectées.

Comme chez quasiment toutes les espèces de chauves-souris, les noctules femelles stockeront le sperme obtenu lors de l’accouplement durant toute la période d’hibernation. Cette dernière débutera, en fonction des conditions climatiques, dès le début du mois de novembre. Une partie des animaux passera l’hiver dans les nichoirs de Dorigny ou dans des arbres à proximité. L’autre migrera plus au sud de l’Europe. Les femelles s’autoféconderont à leur réveil, au printemps prochain. Elles donnent en général naissance à un seul petit par an. 

Noctules communes dans un nichoir installé par les biologistes de l’UNIL. Archive F. Imhof © UNIL

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