Balade découverte

Balade découverte

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L’UNIL a été fondée en 1537. Dans les années 1960, l’État de Vaud achète les terrains du domaine de Dorigny à une famille de notables.

Ce choix de mettre l’université hors de la ville s’est opéré en faisant le pari audacieux d’un développement important de la population estudiantine, ce qui a finalement été le cas (600% en 40 ans). L’UNIL a conservé le côté champêtre de l’ancien domaine, malgré la construction d’une vingtaine de bâtiments. En balade pour une découverte des principaux bâtiments.

Départ et arrivée: Le grand chêne de Napoléon, à une extrémité de l'Unithèque
Durée: 1h30, dont 45 minutes de marche effective
Longueur: 2,5 km

Balade réalisée par Pierre Corajoud, version 2 - juillet 2018

1. Le chêne de Napoléon, l'Unithèque et l'Unicentre

Depuis le tronc du chêne de Napoléon, descendez jusqu’au banc de pierre situé à proximité.

Bien avant que les bâtiments de l’UNIL se construisent à partir des années 1970, ce chêne était présent au cœur du domaine de Dorigny.
Il aurait été planté en 1800 pour honorer le passage à cet endroit cette année-là, le 12 mai, de Napoléon Bonaparte accompagné de 40’000 hommes en route pour l’Italie. Des recherches de dendrochronologie ont permis de dater l’année exacte : 1778. Il a donc été planté ici à l’âge de 22 ans.

Les arbres et plus généralement la nature ont eu une grande importance dans la construction de l’Unithèque. C’est l’architecte Guido Cocchi considéré comme le père du campus qui a réalisé l’ouvrage, mis en service en 1983, avec 3 autres collègues. Appelé également Banane à cause de sa forme, ce bâtiment a été construit en fonction de la nature environnante et de la topographie des lieux. Le bâtiment est en effet adossé à une moraine déposée par le glacier du Rhône il y a plus de 15’000 ans. Il se love au pied de la couronne d’arbres situés sur cette moraine, suivant son cours arrondi. Avec l’Unithèque, les architectes furent des précurseurs en alliant au sein d’un même bâtiment, nourriture de l’esprit et nourriture du corps, ce qui était rare à pareille époque.

Aujourd’hui, on y trouve donc la plus grande bibliothèque du campus avec 860 places de travail, une médiathèque, son restaurant principal et une cafétéria (avec micro-ondes à disposition).
Une extension de la bibliothèque est prévue pour 2022. Le futur libre accès permettra d’offrir près de 2’000 places de travail. Le nombre de places de la cafétéria passera de 1’100 à 1’400.

L’Unicentre, qui fait suite à l’Unithèque, accueille la direction de l’UNIL. On y trouve notamment le service des immatriculations et inscriptions, ainsi que le service des affaires sociales et de la mobilité étudiante (travail, logement, bourse, etc.).

2. Les cinq quartiers de l'UNIL

Depuis ce banc, montez par le chemin recouvert de galets, puis continuez tout droit dans le sous-bois.
Au croisement de chemins, prenez à droite le chemin non-goudronné.
Au niveau de serres, partez à droite par le premier chemin qui vous fait entrer dans le bois.
Suivez ce cheminement qui vous conduit au Belvédère de Dorigny où se trouvent un obélisque, des tilleuls séculaires et des bancs en bois.

Construit sur 90 ha, le campus est séparé en cinq secteurs distincts.
Depuis ce belvédère offrant une belle vue sur le lac et les montagnes, vous en voyez deux: au premier plan le Quartier Centre avec l’Unithèque et au loin en suivant l’allée de platanes le Quartier Lac et ses terrains de sport.

Les trois autres secteurs sont dissimulés par les arbres ou les courbes de niveau. Sur la gauche se trouve le Quartier Chamberonne avec l’Anthropole et l’Internef, alors que sur la droite un peu en contre-haut se déploie le Quartier Sorge, situé sur un replat, avec notamment l’Amphipôle.
Derrière vous au pied de la colline se situe le Quartier Mouline: La Ferme de la Mouline et son annexe, l’IDHEAP et le miroitant Géopolis.

En un peu plus de 40 ans, une vingtaine de bâtiments ont été construits. 
Le réseau routier a été pensé pour se déployer principalement à l’extérieur du campus. Au sein de ces différents quartiers, la nature est bien présente, au gré de bois, de prairies, de pelouses, d’arbres majestueux, de vergers, de cours d’eau, etc.

3. Le château de Dorigny et ses dépendances rurales

Depuis les bancs, descendez par l’unique chemin forestier.
Au bas de celui-ci, partez à droite pour sortir du bois.
Prenez alors à droite le long de la route que vous traversez au passage piéton.
Allez ensuite à gauche de manière à vous diriger entre la Grange de Dorigny (au toit imposant) et la Ferme de Dorigny (aux volets rouges).
Au niveau des bâtiments, partez alors à droite pour passer sur la terrasse de la ferme.
Prenez ensuite à gauche, puis à droite le sentier le long de la rivière.
Sur votre droite, se trouve une maison à la façade blanche, le Château de Dorigny.

La famille de Loys a acquis le domaine de Dorigny au 17e siècle.
Après l’installation d’une petite activité industrielle (papeterie, forge, blanchisserie, etc.), Etienne-François-Louis sera à l’origine de la construction du Château de Dorigny dans les années 1770. Dès la fin des travaux, le château va être habité par cette famille. Les dépendances rurales avaient leur importance, car le domaine avait avant tout une fonction agricole. Ainsi Jean-Samuel, neveu d’Etienne, y conduisit dès le début du 19e siècle bon nombre d’expériences agronomiques, notamment sur les terres en jachère et la rotation des cultures.

Les actuelles Ferme et Grange de Dorigny ont été construites dans le courant du 19e siècle, à la suite d’un incendie qui ravagea les anciens ruraux.
Dernière descendante de la famille Loys à avoir habité le Château, Marguerite quitte les lieux en 1910. Suite à cela, la maison est louée, notamment à la famille du prince Aga Khan. On raconte que son fils Ali y passa ses vacances au début des années 1950, avec sa femme, la célèbre actrice Rita Hayworth. Info ou intox ? Toujours est-il que leur fille Yasmine vit le jour en décembre 1949 à… Lausanne.

4. L'Anthropole et l'Internef

Continuez sur le sentier, puis prenez à gauche pour emprunter le pont en bois.

Sur votre gauche se trouve l’Anthropole, bâtiment composé de losanges juxtaposés. Cette configuration a permis de créer des puits de lumière et de nombreuses façades pour favoriser l’éclairage naturel. L’édifice, inauguré en 1987, est conçu comme une sorte de ville, avec un axe principal qui le traverse dans la diagonale et qui passe par des espaces communs, agrémentés de commerces (papeterie, agence de voyage, salon de coiffure, épicerie, le Troc-o-Pole espace d’échange d’objets géré par la FAE). Il accueille la Faculté des lettres, la Faculté de théologie et de sciences des religions et une partie de la Faculté des HEC. On trouve aussi pêle-mêle dans ce bâtiment une cafétéria autogérée, le siège d’associations d’étudiant·e·s, un Postomat, etc. Une grande cafétéria se situe aux étages inférieurs.

L’Internef est sur votre droite derrière le séquoia. Inauguré en 1977, il regroupe la Faculté de droit, des sciences criminelles et d’administration publique et la Faculté des HEC. On y trouve une bibliothèque avec des places de travail, une cafétéria, un espace "café social" et une banque. Le bâtiment comprend notamment 5 auditoires et de grands espaces intérieurs, conçus pour favoriser les rencontres et les échanges entre les utilisateurs.

5. Le Géopolis et l'Idheap

Juste après le pont, à l’embranchement, allez à gauche le long de la rivière.
Un peu plus loin, montez en face le long de la petite route.
En haut de la montée, à la fin de la route, continuez tout droit le long de la voie du métro.
Le chemin se met ensuite à descendre sur la gauche (marches d’escalier).
Au bout du sentier, allez à droite par la large allée qui passe sous les voies du métro, puis se met à monter.
En haut de cette montée, vous découvrez le Géopolis sur la droite, les Archives cantonales sur la gauche et un peu plus loin du même côté l’IDHEAP.

Ces deux bâtiments de taille différente ont été construits sur le territoire d’une ancienne zone industrielle. Avec sa façade originale, le Géopolis a été pensé pour être un élément phare, représentatif de l’UNIL, et en même temps un bâtiment fonctionnel pour ses utilisateurs.
Inauguré en 2013, il accueille la Faculté des sciences sociales et politiques et la Faculté des géosciences et de l’environnement. On y trouve un restaurant, une cafétéria, une bibliothèque et « Zelig », bar géré par une association d’étudiant·e·s.

Mis en service en 2010, le bâtiment de l’IDHEAP (Institut des hautes études en administration publique) a la particularité de posséder un patio, où se déploient des pins en devenir. Un puits de lumière agréable dans un bâtiment pourvu lui aussi d’une petite cafétéria.

6. Mèbre + Sorge = Chamberonne

Continuez tout droit le long de la route.
Juste avant le bâtiment de l’IDHEAP, partez à gauche par le cheminement rectiligne, bordé de pins, qui longe ce bâtiment.
Au bout de ce cheminement, allez à gauche par le chemin de lisière.
A l’embranchement, prenez à droite.
Au suivant à gauche, puis traversez la voie du métro et la route au passage piéton.
Prenez à droite le long de la route, puis à gauche après 50 mètres, juste après le pont routier sur la rivière, pour entrer dans le bois.

Vous voici à la confluence de deux rivières: la Mèbre (complètement sur la gauche) et la Sorge (devant vous). La rivière prend en aval le nom de Chamberonne et file jusqu’au lac en traversant le campus. La Mèbre est une rivière qui prend sa source dans les bois du Jorat, traverse Cheseaux puis rejoint Crissier et Renens, après s’être faufilée à travers de surprenantes gorges. La Sorge aussi prend sa source près de Cheseaux, passe près de Villars-Ste-Croix, puis à Crissier et Ecublens. Aux abords de sa source, elle a le nom de… Chamberonne !

7. Le Biophore, l'Amphipoôle et l'Amphimax

Prenez tout de suite à droite de manière à remonter la Sorge, une rivière que vous traversez un peu plus loin au moyen d’une passerelle.
Montez alors par le chemin forestier principal qui débute en escalier.
Tout en haut de ce dernier, à l’embranchement sur le replat, allez à droite de manière à rejoindre la lisière du bois.
Prenez alors à droite le chemin qui décrit tout de suite un virage sur la gauche et passe le long d’une bâtisse en bois.
Plus loin, ce chemin se met à descendre.
Au bas de cette descente, montez à gauche par le chemin étroit qui longe un grand bâtiment.
Suivez ce chemin qui serpente.
Au bout de celui-ci, vous voyez plusieurs bâtiments.

Sur votre gauche se trouve le Biophore, un bâtiment inauguré en 1983 qui est actuellement utilisé par la Faculté de biologie et de médecine. On y trouve de nombreux laboratoires où l’on peut croiser par exemple des fourmis exotiques ou des plantes carnivores. Sur votre droite débute l’Amphipôle, le premier bâtiment universitaire inauguré à Dorigny en 1970. Il est composé de 4 auditoires de 300 places (une nouveauté pour l’époque). On y trouve aussi l’Eprouvette, laboratoire public, et l’Anthropos Café, lieu d’échanges aux formes variées.

Dans le prolongement du bâtiment, l’Amphimax, mis en service en 2004, possède un grand auditoire de près de 900 places. La structure en gradins et concentrique des anciens auditoires a pu être abandonnée grâce à la projection des supports de cours sur une sorte de grand tableau noir virtuel. Avec cela, l’espace gagne en modularité et peut être aisément fractionné en deux auditoires. On trouve dans ce bâtiment un restaurant-cafétéria et un kiosque.

8. Le Génopode, le Batochime et le Cubotron

Au bout de ce chemin, vous allez partir à gauche pour rejoindre le chêne de Napoléon, en allant toujours tout droit.
Mais avant cela, découvrez d’autres bâtiments du campus au loin.
Pour les voir dans leur totalité, il suffit de se rendre sur la surface herbeuse située derrière l’allée d’arbres.

Face à vous au premier plan le Génopode (1991), où l’on trouve le Centre intégratif de génomique et l’Institut suisse de bioinformatique, puis au second plan le Batochime (1994). Outre une cafétéria, on y trouve l’Institut de police scientifique et celui de criminologie et de droit pénal, mais aussi des d’étudiant·e·s de l’EPFL.

Si deux des trois cheminées de ce bâtiment servent pour la ventilation, la troisième abrite un lieu d’entraînement. En effet, de véritables scènes de crime y sont reconstituées afin de mettre en pratique des connaissances jusqu’alors purement théoriques.

Le dernier bâtiment, le Cubotron, est caché derrière les plus grands platanes. Bien qu’il soit situé sur le territoire de l’UNIL, il héberge également des sections de l’EPFL.

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©David Trotta

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