Communication

Arnaud Taurian, chargé de communication pour la Fédération vaudoise des entrepreneurs

Comment présenteriez-vous le poste que vous occupez actuellement?

En tant que chargé de communication, je définis et mets en œuvre des concepts de communication dont découlent des mesures telles que la conception de supports de communication (plaquette d’entreprise, dépliants, flyers, etc.), la création de contenus pour les médias (communiqués de presse, opinions et articles) ou pour nos moyens de communication numériques (sites internet, newsletter, réseaux sociaux, intranet), la gestion de publications comme notre journal institutionnel, l’élaboration de prises de position sur des sujets politiques, etc. J’ai aussi en charge l’organisation d’événements et de conférences.

Arnaud Taurian

Dans le cadre de mon travail, je collabore souvent avec des prestataires externes (graphistes, imprimeurs, agences digitales, traiteurs, etc.) et gère les appels d’offres pour les sélectionner.

Au service «Communication» de la Fédération vaudoise des entrepreneurs, nous nous occupons d’informer nos membres sur nos prestations, sur les évolutions conventionnelles et législatives ainsi que sur les actions que nous menons pour défendre le secteur de la construction. Nous nous chargeons aussi de promouvoir les entreprises membres auprès du grand public ainsi que les métiers de la construction auprès des jeunes en fin de scolarité. Sans oublier les mesures de communication interne pour permettre aux collaborateurs de bien connaître l’entreprise et ses objectifs.

Comme nous sommes une petite équipe, j’ai la chance de toucher à beaucoup de domaines, comme les relations médias, la communication numérique, l’événementiel, la communication interne ou encore la communication marketing.

Quel est votre cursus universitaire en Lettres?

En Bachelor, j’ai étudié l’histoire et la géographie comme disciplines de base et l’histoire ancienne comme discipline complémentaire. Ayant pris goût à l’histoire ancienne, j’ai eu envie de continuer dans cette branche en Master. J’ai donc dû réaliser un petit programme de rattrapage de crédits en histoire ancienne pour être en droit de suivre la discipline «sciences de l’Antiquité». À côté des sciences de l’Antiquité, j’ai choisi la géographie comme discipline secondaire et j’ai décidé de viser le titre de «Maîtrise avec spécialisation» en accomplissant le programme de spécialisation «Métiers de l’archéologie et du patrimoine historique».

 

J’ai eu l’occasion de réaliser un stage dans mon programme de spécialisation au Musée cantonal d’archéologie et d’histoire de Lausanne (Palais de Rumine). Le stage a débouché sur un poste d’auxiliaire pour plusieurs mois. Je participais au travail de conservation par la saisie d’informations sur du matériel historique dans une base de données ou pour des tâches de restauration d’objets.

Avez-vous profité des activités offertes par l’UNIL dans le courant de vos études?

J’ai profité principalement d’activités proposées par le Centre sportif. En revanche, je n’ai pas été très actif sur le plan associatif, n’ayant pas beaucoup de temps entre mes boulots et activités à côté de l’UNIL.

 

Mais, comme beaucoup de diplômé·e·s de l’UNIL, je regrette après coup de ne pas avoir assez profité de l’offre riche et variée d’activités.

Quelles activités extra-universitaires avez-vous eues pendant vos études?

Durant mes études, j’ai travaillé dans l’enseignement pour des remplacements ponctuels ou durant plusieurs mois.

 

J’ai aussi été actif dans le monde muséal en tant que stagiaire puis auxiliaire au Musée cantonal d’archéologie et d’histoire, comme mentionné précédemment, ainsi que gardien d’exposition au Musée historique du Chablais, petit emploi qui a débouché sur un poste d’auxiliaire de recherche pour l’organisation d’une exposition. À plusieurs reprises, j’ai également participé à la Nuit des musées en tant qu’animateur au Musée romain de Lausanne-Vidy.

 

Enfin, j’ai travaillé régulièrement pour mon oncle, qui est vigneron. J’ai fait de la vente de vin, participé à la promotion du domaine et effectué des travaux viticoles.

Quelles sont les différentes étapes de votre parcours professionnel aboutissant à l’obtention de votre poste actuel?

Après l’obtention de mon Master, j’ai eu la chance de trouver rapidement un stage dans une agence de communication lausannoise: FTC communication. Celui-ci devait durer initialement six mois, mais l’occasion m’a finalement été offerte de rester une année, ce qui a été propice au développement de mes compétences par le suivi de projets importants sur une longue durée.

 

Si l’on veut débuter dans la communication, l’expérience en agence est très utile, car on touche à tout en réalisant des projets pour des clients très différents; on identifie ainsi les domaines d’activité qui nous plaisent le mieux.

 

Mon intérêt pour les questions politiques – qui m’a d’ailleurs accompagné pendant toutes mes études – et mes bonnes connaissances du contexte socio-économique vaudois m’ont amené à proposer ma candidature pour un stage au Centre patronal, qui était client de l’agence dans laquelle je travaillais. J’ai été pris pour un stage de six mois qui m’a permis de mieux comprendre les problématiques liées à l’économie, à la gestion d’entreprise et aux associations professionnelles.

 

Peu avant la fin de mon stage, le chef de la communication de la Fédération vaudoise des entrepreneurs, qui était également l’un des associés de l’agence dans laquelle j’avais fait mon premier stage, m’a contacté pour me proposer un entretien, parce qu’il avait décidé de créer un nouveau poste dans son service. J’ai été engagé, et cela fait maintenant trois ans et demi que j’y travaille, initialement comme chargé de communication junior et désormais comme chargé de communication.

 

Je tiens à préciser que j’ai accompli plusieurs formations pendant ces expériences professionnelles. Lors de mon premier stage, j’ai obtenu le Markom, un diplôme délivrant des connaissances de base en relations publiques et marketing. En parallèle de mon second stage en communication, j’ai réalisé une formation en gestion de projet. Il y a deux ans, j’ai suivi des cours pour développer mes compétences pour l’utilisation du système de gestion de contenu Wordpress. Enfin, l’année dernière, mon employeur m’a donné l’opportunité de réaliser un Diploma of Advanced Studies (DAS) en Management de la communication. Cette formation très intense, organisée par la HEG de Fribourg, m’a donné des connaissances méthodologiques solides pour définir et mettre en œuvre des concepts de communication.

Quelle a été la valeur de vos études pour votre carrière professionnelle?

Les études de Lettres sont à mes yeux de grande valeur. Bien loin de se limiter à des connaissances spécifiques, elles m’ont apporté d’importantes compétences méthodologiques générales. Elles nous apprennent en effet à structurer une réflexion, à analyser un problème et à le resituer dans un contexte, à développer nos capacités rédactionnelles et oratoires, à construire un argumentaire, à structurer un discours, à synthétiser et vulgariser des sujets complexes, etc.

 

En histoire, j’ai appris à prendre du recul face à des contextes complexes, à analyser rigoureusement des sources d’information et à mieux comprendre le présent à la lumière du passé. Je me suis plus particulièrement intéressé au domaine de l’histoire politique, où j’ai acquis des connaissances précieuses sur les idéologies et la rhétorique politique, ainsi que sur les contextes sociopolitiques vaudois, suisse et européen.

 

En géographie, j’ai suivi des cours en urbanisme, en aménagement du territoire ou encore en développement durable, domaines qui se sont révélés très utiles dans le secteur où je travaille.

Quels conseils donneriez-vous à nos étudiants pour leur passage à l’emploi?

Je donnerais d’abord trois conseils généraux:

  • Accumuler des expériences professionnelles durant ses études, si possible dans le domaine où l’on se voit travailler plus tard; ou être actif dans un cadre associatif, par exemple pour l’organisation d’événements, expérience utile pour un emploi dans la communication.
  • S’investir totalement dans ses jobs ou ses stages, se montrer curieux et motivé. Vos employeurs se souviendront ainsi positivement de votre engagement et vous recontacteront peut-être un jour pour un poste, ou vous recommanderont à d’autres employeurs.
  • Poursuivre son effort de formation. L’obtention d’un diplôme de Master ou de doctorat ne marque pas la fin de notre apprentissage. Il est recommandé de viser continuellement l’acquisition de nouvelles compétences et connaissances afin de rendre son profil professionnel plus attractif.

Plus spécifiquement pour la communication, il est important de:

  • suivre l’actualité de son secteur et des technologies de l’information;
  • bien connaître le potentiel des nouveaux outils de la communication et être en mesure de les exploiter;
  • avoir un sens de l’organisation très rigoureux, qualité essentielle notamment pour l’événementiel;
  • bien comprendre le contexte idéologique dans lequel on travaille;
  • être flexible au niveau des horaires;
  • avoir une bonne capacité à gérer le stress et l’imprévu, à définir les priorités et à trouver rapidement des solutions pragmatiques dans les situations d’urgence.

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Pour aller plus loin

Travailler dans le secteur de la communication:

Dossier à lire sur www.unil.ch/perspectives

Retrouvez d’autres parcours de diplômé·e·s travaillant dans le domaine de la communication:

Sylvie Fournier, chargée de communication interne, responsable des réseaux sociaux, Université de Genève

Catia Luperto, chargée de communication, Assura

Cindy Guignard, directrice marketing et commerciale, Terre&Nature Publications SA

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