Droit

Les études de droit ouvrent notamment les portes de toutes les professions juridiques, telles que: avocate et avocat, notaire, juriste d’entreprise, employée et employé d’administrations publiques, carrières auprès des tribunaux ainsi qu’au sein d’organisations et d’entreprises internationales.

De plus en plus de diplômées et de diplômés en droit effectuent un stage d’avocat·e à l’issue de leurs études. Certain·e·s préféreraient peut-être pouvoir s’engager directement dans l’administration ou dans des entreprises de services, mais le marché de l’emploi étant tendu depuis quelques années, il semble que l’accès à des emplois intéressants se fasse aujourd’hui à ce prix.

Cette tendance ne signifie pas que les titulaires d'un Master en Droit soient particulièrement touché·e·s par la détérioration de la conjoncture économique. Elle s’explique plutôt par l’augmentation sensible du nombre de diplômées et de diplômés observée ces dernières années, tout particulièrement en Suisse romande.

Secteurs d’activité

Barreau

La plupart des avocates et avocats restent des généralistes travaillant dans de petites structures et pratiquant le barreau. D’autres se spécialisent dans un domaine particulier du droit (droit commercial, droit fiscal, etc.) et conseillent essentiellement des entreprises. Les avocates et avocats commencent généralement leur carrière comme collaborateurs salariés dans une étude, avant de s’établir comme indépendants seuls ou en tant qu’associés.

Notariat

Les notaires conseillent et assistent leur clientèle de manière impartiale, notamment dans la rédaction des contrats lors d’une transaction immobilière, d’un mariage, d’une succession ou d’une création de société. En Suisse romande, les notaires travaillent obligatoirement de manière indépendante.

Magistrature

Une filière habituelle pour occuper un poste dans la magistrature consiste pour les juristes à travailler au greffe d’un tribunal (d’arrondissement, cantonal, des baux, des mineurs, etc.), puis à effectuer le cas échéant un passage au parquet de la procureure ou du procureur en tant que substitute ou subsitut, avant de briguer un poste de juge d’instruction, de procureure ou procureur, de présidente ou de président d’un tribunal d’arrondissement. D’autres passent par le brevet d’avocate ou d’avocat.

L’Ecole des sciences criminelles offre aux juristes notamment un Master en Droit en sciences criminelles, mention magistrature particulièrement adapté pour les personnes qui souhaitent se profiler dans ces domaines.

Entreprises privées et administrations publiques

En dehors de l’ordre judiciaire, de certains services de l’Etat et des assurances, les postes de juristes dont les titulaires ne font que du droit sont limités, chaque entreprise ne possédant pas obligatoirement de service juridique. Les juristes d’entreprise auront dès lors souvent à accomplir des tâches telles que: gestion financière et administrative, gestion du personnel, gestion commerciale, vente et se trouveront en concurrence avec des titulaires d’autres diplômes, notamment en sciences économiques. Les juristes devront donc faire valoir des compétences acquises à titre personnel : bagage linguistique et/ou commercial, connaissances informatiques, activités dans la vie associative.

Domaines et secteurs divers

Les syndicats, les partis politiques et certaines organisations non gouvernementales ou associations engagent des juristes. Par ailleurs, comme les autres titulaires d’un diplôme en sciences humaines, les juristes peuvent briguer un poste dans le domaine de la communication (journalisme, relations publiques), de la culture ou encore de la diplomatie. Dans ce cas comme dans le précédent, les compétences non-académiques jouent un rôle important.

Quelques chiffres

Un an après les études, 97% des titulaires d’un Master en Droit de l’UNIL sont en activité professionnelle.

Si l’on se réfère aux statistiques concernant les diplômé·e·s en droit de l’ensemble des universités suisses, 86% des juristes ont un emploi un an après les études. Elles et ils s’insèrent plus facilement sur le marché de l’emploi que la moyenne des universitaires, sans doute parce que les études de droit mènent à un secteur professionnel bien défini dont ces personnes ont l’exclusivité. Effectivement, un an après les études, 56% des titulaires d’un Master en Droit travaillent dans le domaine juridique (tribunaux, ministères publics, études d’avocat·e·s, etc.). Un peu plus de 10% restent dans les hautes écoles pour y effectuer une thèse, et autant s’engagent dans l’administration publique et le secteur privé. Nombre de personnes employées dans le secteur juridique réalisent un stage d’avocat·e. 42% ont commencé une formation continue, la plupart du temps une formation menant au brevet d’avocat·e et plus rarement un doctorat.

* Les chiffres cités sont tirés de l’enquête sur la situation des nouvelles diplômées et des nouveaux diplômés des hautes écoles suisses sur le marché de l’emploi menée par l’Office fédéral de la statistique tous les deux ans. L’enquête ne reflète pas leur orientation professionnelle définitive, mais leur situation une année après la fin des études. Elle a été menée en 2013 auprès des personnes ayant obtenu leur Master en 2012.

Analyse: "Premier emploi après les études", CSFO, Berne, 2015

Exemples de postes occupés

Vous pouvez aussi vous insérer dans d'autres secteurs professionnels. Découvrez-les sur cette page!

Suivez nous:    

Pour aller plus loin

Que font les Alumni en droit après les études ?

Découvrez les résultats de l'enquête Gradué·e·s : quatre ans après les études réalisée auprès des personnes ayant obtenu un titre académique de l'UNIL en 2011.

Débouchés après l'Un​iversité

Vous trouverez également de nombreuses informations sur www.orientation.ch/débouchés.

Partagez:
Unicentre  -  CH-1015 Lausanne
Suisse
Tél. +41 21 692 21 30
Fax +41 21 692 21 35