Valoriser ses compétences

Tout au long de votre cursus académique, vous développez différentes compétences. Mais il n'est pas toujours facile de les identifier.

Lorsque vous répondez à une offre d'emploi, commencez par y réfléchir de façon large. Puis, en fonction du futur poste, cherchez les compétences qui sont en rapport avec le descriptif. Vous aurez une meilleure idée pour choisir quelles compétences valoriser.

Vous pouvez également affiner en vous informant au préalable sur les besoins et les enjeux d'un secteur professionnel qui vous intéresse.

Comment valoriser ses compétences auprès des employeur·e·s ?

Découvrez les conseils des diplômé·e·s de l'UNIL.

Frédérick Kermisch, banque Mirabeau & Cie Banquiers Privés

Au travers de ses emplois et de ses stages, Frédéric Kermisch a pu mettre à jour diverses compétences comme :

  • la capacité à argumenter, convaincre (trouver l’argument qui convaincra cet interlocuteur) et trier les informations pertinentes (sur la base aussi de larges connaissances des idées politiques et économiques acquises en étudiant la science politique)
  • la capacité à se mettre à la place de l’interlocuteur, capter sa logique (lors de traductions-interprétations de et vers l’anglais) ; sa capacité à structurer les idées du locuteur et synthétiser son discours, basée sur une faculté d’anticipation de ce que va dire le locuteur ainsi que sur une vaste culture générale, renforcée par une préparation spécifique au sujet traité ;
  • la compréhension rapide d’enjeux, et faculté à sérier les problématiques lors d’un rôle complexe de chargé de recherche à l’Etat de Vaud ;
  • la perception du contexte, des services et de l’importance de la méthodologie choisie (dans la même position), ainsi que le sens du détail apporté à son rapport de stage ;
  • son orientation « résultats » et son sens de la diplomatie, dans un rôle de support de cours MBA ;
  • sa capacité à synthétiser les arguments et construire/structurer une nouvelle argumentation, lors d’un stage d’assistant à la directrice en charge de la communication et recherche de partenaires ;
  • sa transparence et son aisance dans une expression écrite orientée résultats, en tant qu'assistant d’un directeur de hedge fund ;
  • sa capacité à exprimer des concepts complexes de façon simple et écouter de façon pro-active, en tant que chargé de relations investisseurs dans une banque privée.

Ces capactiés ont été difficiles à cerner durant ses études, il manquait de retour et de mise en valeur des connaissances qui restent théoriques.

D'autres compétences peuvent être acquises hors des études. Grâce au théâtre, Frédéric a pu développer son expression orale, sa confiance en soi et en ses capacités, ainsi que le travail en équipe.

Les questions porteront sur les erreurs-types du dossier, ou à l’entretien : lettre pas ciblée, mauvaise orthographe ou mise en page, CV gonflé (surtout au niveau des langues), manque de préparation à l’entretien. Les intervenants soulignent la nécessité de partager le temps de parole avec l’employeur, ne pas oublier les questions. Il importe de faire un lien entre le descriptif de la fonction et les expériences et responsabilités exercées, de bien cibler son propos. 

Alexandra Mirimanoff, assistante RH à Terre des Hommes

Aelxandra Mirimanoff travaille dans le domaine des ressources humaines à Terres des hommes. Les universitaires peuvent être recrutés au sein de Terre des hommes dans divers secteurs : opérations, communication, recherche de fonds, finance, ressources humaines, administration, psycho-social, santé et hygiène, logistique (plus rarement). Si certains postes requièrent une formation spécifique (médecin, psychologue, etc), d’autres sont occupés par des diplômés de divers domaines, qui ont souvent bénéficié d’une expérience ou d'une formation complémentaire après leurs études pour pouvoir se diriger vers l’un ou l’autre type d’activités.

Selon Alexandra, les aspects appréciés des profils universitaires sont :

  • les connaissances pointues (expertise, savoir dans un domaine spécifique), la capacité de faire des recherches rapides et pertinentes, et la faculté de s’approprier aisément de nouvelles connaissances ;
  • l’esprit d’analyse et de synthèse, le sens critique ;
  • les connaissances linguistiques et l’aisance rédactionnelle ;
  • les capacités à transmettre des connaissances ;
  • l’adaptation de ses savoir-faire dans une nouvelle activité.

Toutefois, selon elle, les universitaires méconnaissent souvent les codes d’entreprise, manquent de vision stratégique et ne voient pas les avantages d'une réelle collaboration en équipe pluridisciplinaire ou interdépartementale. Elle souligne également un autre point faible : la maîtrise des outils bureautiques et des compétences administratives ou financières. D’où son conseil : misez sur les mandats, les stages ou les emplois temporaires d’été pendant les études pour engranger de l'expérience et des connaissances. 

Xavier Vasseur, conseiller en réinsertion professionnelle

Un parcours atypique, construit au fil des rencontres et des opportunités, au gré de ses intérêts plutôt que d’un plan de carrière balisé : c’est ainsi que Xavier Vasseur définit son parcours professionnel. Passé des Beaux-Arts à une licence en science politique à l’UNIL, il enchaîne les expériences une fois sa licence en poche. Engagé pour un petit job chez Philip Morris, ses observations pertinentes lui permettent de se faire remarquer et de décrocher un emploi stable dans l’administration. Grâce à son intérêt pour le graphisme, on lui propose ensuite un poste dans le domaine du packaging, pourtant a priori réservé à quelqu’un de beaucoup plus expérimenté. Une évolution qui doit beaucoup à sa grande faculté d’adaptation. Cette qualité indispensable lui permettra ensuite d’être engagé dans un cabinet de recrutement, sans aucune expérience préalable en ressources humaines !

Plus tard, revenu à la création en travaillant comme webdesigner, Xavier Vasseur fait encore la preuve de sa capacité à apprendre et à s’adapter : engagé comme stagiaire, il devient chef d’équipe en 6 mois. Avant de retourner, quelques années plus tard, aux ressources humaines, cette fois-ci comme conseiller en réinsertion professionnelle à la fondation IPT intégration pour tous.

Les compétences transférables, un atout précieux

Xavier Vasseur a ainsi fait l’expérience de tous les points de vue sur le monde professionnel : celui de l’employé ou chercheur d’emploi, celui du recruteur et celui du conseiller en insertion. Selon lui, les études universitaires apportent sans conteste des compétences utiles, quel que soit le côté où l’on se place. La capacité à travailler aussi bien de manière indépendante qu’en équipe, l’esprit d’analyse et de synthèse ou de bonnes qualités rédactionnelles constituent des atouts précieux. Un exemple ? "Lorsque je présente le cas d’un candidat à mes collègues, avec les plans d’action possibles pour sa réinsertion, ce n’est pas très différent d’une présentation de séminaire pendant les études", explique Xavier.

Ce qui manque parfois aux universitaires ? La connaissance du milieu économique et de certains aspects spécifiques : assurances, impôts, calculs de rentabilité… ainsi que de vraies expériences de gestion de projet. Lui-même a dû se mettre à niveau sur le tas, notamment grâce aux cours proposés dans les entreprises où il a travaillé. Parallèlement, il a suivi plusieurs formations continues en design et marketing. Indispensable pour se profiler dans un domaine différent de celui où on a obtenu son diplôme ! Mais d’une manière générale, toutes les formations, même sans lien apparent avec le domaine professionnel, peuvent être valorisées sur le marché de l’emploi puisqu’elles démontrent capacité d’apprentissage et d’investissement personnel.

De même toutes les activités extra-académiques que l’on peut mener parallèlement aux études ne sont pas à négliger. Les jobs d’étudiant, les engagements associatifs, les séjours de mobilité, même les loisirs (sport, théâtre, etc.) peuvent développer des compétences qui s’avéreront utiles professionnellement. Le milieu universitaire regorge également d’occasions de rencontrer des gens et de vous créer un réseau qui pourra un jour se révéler essentiel dans votre activité – l’entretenir même après les études est donc un must !

Allier passion et raison

Le secret d’une insertion réussie d’après Xavier ? Savoir à la fois suivre ses envies et ses passions, mais aussi construire un projet réaliste et réalisable. Inutile selon lui de se lancer dans une voie pour laquelle on n’éprouve peu d’intérêt mais qui semble offrir de meilleurs débouchés que d’autres ; à l’engagement, le manque de motivation se ressentira et pourra être pénalisant. A l’inverse, les études-passion peuvent procurer de grandes satisfactions, mais aussi déboucher sur de rudes désillusions si l’on ne prend pas la peine d’envisager des alternatives au cas où l’on ne trouverait pas de poste dans le domaine de ses rêves. L’idéal : choisir ce que l’on aime tout en ayant un objectif clair et qui correspond à ses souhaits !

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