Camille Gerber, collaboratrice scientifique au DFAE

Camille Gerber a étudié les sciences politiques à l’UNIL. Pendant son master, elle saisit l’opportunité de faire un stage à l’Organisation internationale du travail (OIT) et le combine avec son mémoire qui porte sur les stratégies de réduction de la pauvreté en Guinée-Bissau, au Cap-Vert et au Mozambique. Pendant ce stage, elle postule dans une ONG indienne où elle trouve une autre place de stage. C’est ainsi que peu après sa défense de mémoire, elle part une année au sud-ouest de l’Inde pour travailler dans cette ONG locale qui sert d’intermédiaire entre les organisations de volontariat en Europe et les projets situés dans la région (enseignement de l’anglais, foyers pour enfants handicapés). Elle y gère également un projet de sensibilisation à l’environnement dans des écoles.

Suite à ce stage, Camille Gerber rentre en Suisse et, ne trouvant pas d’emploi, s’inscrit au chômage. Dans ce cadre, elle effectue un stage à la Mission suisse auprès de l’OMC et de l’EAELE à Genève, où elle assiste le responsable pour le secteur des services et de la propriété intellectuelle et est en charge de la représentation des intérêts suisses pour la facilitation du commerce. Elle décroche ensuite un autre stage de 6 mois à l'International Air Transport Association (IATA), organisation semi-gouvernementale.

C’est au bénéfice de ces expériences que Camille Gerber est engagée au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) comme collaboratrice scientifique, dans un premier temps en CDD d’une année, en charge de la coopération transfrontalière (relations Confédération, cantons, autorités locales et nationales des pays voisins). Suite à cela, elle occupe un nouveau poste de collaboratrice scientifique dans la Division Nations Unies et Organisations internationales, section politique d’accueil des organisations internationales.

En tant que collaboratrice scientifique, elle est responsable des questions Etat hôte, c’est-à-dire de toutes les prestations financières, fiscales et juridiques que la Suisse fournit pour encourager ou soutenir l’installation d’OI en Suisse. Elle rencontre la commission exécutive des organisations, où elle exprime la position suisse sur les questions Etat hôte. En parallèle, elle participe à la rédaction d’une stratégie sur le futur de la Genève internationale. Elle rédige également des speaking points lorsque l’Ambassadeur ou le Chef du Département rencontre d’autres pays, ainsi que des propositions au Conseil fédéral portant sur des motions. C’est un travail ancré dans la politique suisse.

Valoriser ses études en SSP

Les études en sciences sociales ou politiques étant généralistes, elles ne forment pas à un métier en particulier. Il faut donc choisir une thématique ou une zone géographique qui vous intéresse particulièrement et faire en sorte d’avoir un programme de cours cohérent, ainsi qu’un mémoire qui démontre vos intérêts. Il est aussi important de montrer votre engagement, votre participation associative, vos séjours, bénévolat, etc. Cela vous aidera à valoriser vos intérêts auprès d’employeurs qui ne connaissent pas forcément les études en SSP. Les stages sont aussi un bon moyen d’appréhender un domaine.

Le fait de ne pas être spécialiste d’un domaine spécifique après des études en SSP vous apporte par contre des compétences que n’aura pas forcément un juriste. Il faut donc y réfléchir et les valoriser. Vous avez par exemple d’excellentes capacités rédactionnelles et un bon esprit de synthèse, vous pouvez travailler de manière aussi bien autonome qu’en équipe, vous comprenez rapidement les processus, vous vous adaptez facilement à des milieux variés et avez une vision du monde plus large. Et vous avez acquis une manière de travailler.

Quelles sont les possibilités de stages et d'emplois au DFAE ?

Le DFAE a un pool de stagiaires. Il faut avoir au minimum un Bachelor pour s’inscrire. Mieux encore, être inscrit à un Master ou être en possession du Master. Le dernier délai d’inscription est la 1ère année qui suit la fin de vos études, c’est une condition sine qua non. A ce stade, vous ne postulez pas à une offre concrète, mais vous remplissez un formulaire dans lequel vous indiquez vos intérêts et préférences. Si une division a besoin d’un stagiaire, elle ira piocher dans ce pool et contactera les personnes correspondant au profil recherché. Vous restez pendant une année dans ce pool, donc ne désespérez pas si vous n’êtes pas contacté tout de suite.

Ce sont des stages rémunérés très correctement et basés à Berne ou à la Mission de l’ONU à Genève. Les postes de stagiaire étant publiés sur le site de la Confédération, vous pouvez aussi tenter de répondre directement à une offre. Il existe également la possibilité d’effectuer des stages dans le réseau des représentations suisses à l’étranger, qui ne sont par contre pas payés.

Pour travailler à la Confédération, il faut avoir une bonne maîtrise de l’allemand. 80% de ce que vous devez lire est en allemand, de même que la plupart des réunions, si elles ne sont pas en suisse-allemand. On ne vous demandera pas de rédiger un rapport en allemand, mais par contre d’écrire des mails et de vous exprimer en réunion. La maîtrise d’une langue inhabituelle est aussi un atout certain. Les profils recherchés à la Confédération sont des personnes qui font preuve de beaucoup de motivation, d’exemplarité et de flexibilité. Il faut aussi démontrer de l’intérêt pour l’international, non seulement au travers des études, mais aussi par les stages préalables, les séjours à l’étranger comme bénévole, ou même un grand voyage.

Suivez nous:    

Que font les Alumni après leurs études?

Découvrez d'autres parcours professionnels de diplômées et diplômés de l'UNIL.

Partagez:
Unicentre  -  CH-1015 Lausanne
Suisse
Tél. +41 21 692 21 30
Fax +41 21 692 21 35