Cécilia Bovet, médiatrice culturelle, programmatrice écoles et jeune public du Festival International de Films de Fribourg

Parcours

En 2006, Cécilia Bovet termine sa licence ès Lettres en russe, histoire et esthétique du cinéma et histoire. Sans projet professionnel précis mais avec beaucoup d'envies et d'idées différentes, elle postule très largement mais sans trouver de poste intéressant. En parallèle, elle s’investit bénévolement dans l’enseignement du français à des personnes adultes migrantes dans le cadre de l’association Franc Parler, activité qu’elle a particulièrement appréciée et qui l’a amenée à suivre des petites formations en enseignement du français langue étrangère.

Dès 2007, avec le programme Unistages (UNIL), elle obtient un stage de documentaliste au CICR à Genève où elle participe à la gestion de la collection iconographique historique. Par la suite, plusieurs remplacements lui permettront d’y travailler durant 3 ans. Toutefois, ce poste ne lui convient pas totalement : elle a besoin d’organiser les choses à un rythme plus soutenu et cherche un environnement plus dynamique. Ce qui l’intéresse le plus dans cet emploi, c’est de participer à l’organisation et l'accueil du public des expositions du musée du CICR.

Fonction

En 2009, elle suit un cours de base en muséologie du Conseil international des musées (ICOM) qui lui permet de découvrir la médiation culturelle: être au cœur d’événements où elle peut aller à la rencontre du public sera désormais le pivot de son projet professionnel. Les visites guidées qu’elle anime à la «Maison d’ailleurs» à Yverdon lui confirment, par la pratique, son intérêt majeur pour ce domaine d’activité.

Son expérience dans la médiation culturelle commence par un stage et des mandats :
- au Festival Images à Vevey, de 2010 à 2014
- au FIFF, Festival International de Films de Fribourg: en 2011, elle y décroche un court mandat pour la coordination technique. Puis un poste se libère et elle est engagée comme responsable du programme pour les écoles. Ses activités vont évoluer et se développer dans la médiation culturelle, le festival cherchant à diversifier son public. Pour mener à bien ses nouvelles tâches, elle ressent le besoin d’acquérir d’autres outils, elle suit donc une formation continue en médiation culturelle (CAS) à l’Ecole d’études sociales et pédagogiques à Lausanne (EESP).

Perspectives

La médiation culturelle se développe, Cécilia Bovet estime qu’il y a de plus en plus de possibilités d’emploi. Par contre, elles peuvent souvent se présenter sous forme de mandats, dont le cumul peut s’avérer fatiguant. En ce qui la concerne, ses différents postes, y compris au FIFF, étant à temps partiel, elle occupe, depuis 2011, une fonction d’adjointe scientifique à l’Institut et Haute Ecole de la Santé La Source: elle y est assistante d’une professeure d’histoire de la santé et d’une professeure qui mène des recherches en psychologie sociale. Elle collabore au niveau scientifique et administratif à plusieurs recherches sur le vieillissement et l’histoire de la profession infirmière.

Avec leur rythme spécifique, ces deux mondes, la recherche et la culture, ne sont pas faciles à concilier. Mais après quelques années d’expérience, elle réussit à faire des ponts entre ces 2 secteurs, comme par exemple des «sorties cinéma» pour les personnes vivant en EMS.

Conseils

Elle estime qu’il faudrait accumuler le plus d’expériences diverses possibles, dans des secteurs différents. Donc de développer sa réactivité en essayant et expérimentant au maximum, déjà pendant les études, en faisant des stages par exemple.

Il faut aussi être apte à se remettre en question, la médiation est assez imprévisible. Selon elle, ce qui fonctionne ou non, n’est pas constant. C’est aussi un «petit milieu» où le bouche-à-oreille fonctionne bien, le réseau est important, il ne faut pas hésiter à participer à des conférences, des événements.

Partagez:
Unicentre  -  CH-1015 Lausanne
Suisse
Tél. +41 21 692 21 30
Fax +41 21 692 21 35