Céline Weyermann, professeure associée à l'Ecole des sciences criminelles

Après avoir étudié la science forensique à l’Université de Lausanne en Suisse (y compris une année ERASMUS à Glasgow), Céline Weyermann a effectué sa thèse de doctorat à l’Institut de chimie inorganique et analytique de l’Université de Giessen en Allemagne dans le domaine des encres. De retour à Lausanne en 2004 dans le cadre d’un projet européen sur le profilage des drogues de synthèse, elle a ensuite initié plusieurs projets postdoctoraux dans le domaine des résidus de tir et des traces digitales.

Depuis 2010, elle a ainsi obtenu une bourse de professeure boursière, ainsi que le financement de trois projets de doctorat et un projet postdoctoral sur les questions temporelles en science forensique. Avec ses collègues de l’Ecole des sciences criminelles, elle s’intéresse également au suivi de risques émergents tels que la criminalité environnementale en collaboration avec les services de police régionaux, ainsi qu’aux interactions interdisciplinaires avec la criminologie.

Qu'est-ce qui vous a poussée à vous lancer dans un projet de thèse ?

Une grande motivation pour la recherche (que je considère aussi passionnante qu’une investigation policière) et une envie de voyager. J’ai donc cherché un projet qui allierait science forensique et chimie analytique en ciblant les Universités allemandes afin de perfectionner également une nouvelle langue.

Comment vivez-vous ces deux registres professionnels très différents, du travail de recherche pur et de l'enseignement ?

C'est passionnant et très complémentaire. D’un côté on s’applique à augmenter les connaissances en science forensique (souvent dans l’optique d’une utilité pratique) et d’un autre côté cela est directement lié à la matière enseignée aux étudiants qui évolue avec la recherche et la pratique.

Quels sont les avantages d'allier recherche et enseignement ?

Les deux permettent d’approfondir les connaissances par de nombreux échanges entre scientifiques et étudiants. L’enseignement (théorique, pratique et dans le cadre de supervision de projets de recherche) permet de former la relève aux méthodes qui leur permettront de résoudre seuls (ou en équipe) des problèmes en lien avec la sécurité au sens large.

Comment voyez-vous votre carrière se développer ?

Très positivement, puisque j’ai été nommée professeure associée à l’Ecole des sciences criminelles dès le 1er février 2015. Cela n’a pas été facile tous les jours, mais la passion a toujours été mon moteur. J’ai la chance de me lever le matin en me réjouissant d’aller au travail.

Que pensez-vous avoir réalisé en venant à bout de votre thèse ?

Mon projet de thèse s’est effectué de manière très indépendante, dans un groupe qui n’y connaissait rien à la science forensique. Je n’avais jusque-là effectué que de petits projets de quelques semaines qui m’avaient donné goût à la recherche. Le travail de doctorat m’a permis entre autre d’approfondir ma passion pour la recherche, de gérer en autonomie un projet sur plusieurs années, de chercher les collaborations nécessaires pour surmonter les difficultés identifiées, d’apprendre à présenter mes résultats dans des congrès internationaux.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui voudrait se lancer dans une aventure de ce genre ?

La passion. Il ne faut pas effectuer un doctorat pour le titre ou par facilité (car on n’a pas trouvé un autre job ou que cela évite de devoir déménager). Il ne faut pas non plus tout miser sur l’enseignement, mais se concentrer également sur la recherche. Tant qu’on le fait avec passion, on ne regrettera pas son choix. Il faut aussi bien gérer son temps et savoir concrétisé son projet après cinq ans même si on a jamais fini. Bien que le projet doctoral soit personnel, il s’effectue en collaboration et il faut donc s’exposer, discuter et échanger dès le début du projet.

Quel est votre jugement sur les possibilités offertes par l'UNIL?

Elles sont excellentes, sans compter la proximité avec l’EPFL qui permet de nombreux échanges. Je conseillerais tout de même aux jeunes qui aimeraient continuer après le doctorat de considérer très sérieusement un séjour à l’étranger et les opportunités dans d’autres universités. Cela augmente bien sûr les chances de réussite, ce qui est très important lorsque l’on désire effectuer une carrière académique dans un domaine de niche, tel que la science forensique (qui ne s’enseigne en Suisse qu’à l’Université de Lausanne).

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