Chantal Peyer, responsable de la politique de développement pour le secteur entreprises et droits humains, Pain pour le prochain

Chantal Peyer est licenciée en lettres (histoire, sciences politiques et sciences des religions). Dans le cadre de son mémoire en histoire et sciences des religions, elle effectue pendant une année une étude de terrain en Inde sur des questions de rituels. En sortant de l'université, elle débute un stage à Pain pour le prochain avant de décrocher un poste à l’Entraide protestante. Depuis 2002, elle travaille pour Pain pour le prochain comme responsable pour la politique de développement.

Sa fonction

Pain pour le prochain s'engage dans quatre domaines clés relatifs à la politique de développement : le droit à l'alimentation, le climat et développement, les finances équitables et le domaine des entreprises et droits humains. Chantal est responsable de ce dernier domaine. Elle travaille essentiellement en Suisse et ne fait pas de gestion de programme à l'étranger mais plutôt un travail de sensibilisation et de lobbying politique sur les questions Nord/Sud.

Son travail s'articule sur deux axes. Tout d'abord, une mise en lumière des pratiques peu respectueuses des droits humains ou des normes environnementales d’un certain nombre d’entreprises suisses, actives dans les pays en développement (actuellement elle finalise une enquête réalisée au Congo sur l'entreprise Glencore. Deuxièmement, un travail sur la politique suisse en matière d’ entreprises et droits humains en essayant d'agir sur les lois et les conditons-cadres en Suisse.

Quelques tuyaux

Selon Chantal, trois éléments sont nécessaires pour renforcer ses chances de trouver un emploi dans le domaine de la coopération :

  • Les voyages : une expérience de terrain est fortement recommandée si l’on veut travailler sur des questions Nord/Sud
  • L’engagement militant, le bénévolat : avoir déjà travaillé dans des associations, s’être engagé pour différentes causes (associations d’étudiants entre autres)
  • Les stages et le service civil (pour les hommes) : si on a eu l’occasion de faire des stages pendant ses études c’est mieux.

Chantal Peyer insiste sur le fait que les ONG manquent souvent de ressources pour faire des recherches. Un autre très bon moyen pour entrer dans ce domaine est donc le travail de mémoire en proposant une problématique bien précise et intéressant l’organisation.

Concernant le parcours idéal, les ONG étant très souples et requérant beaucoup de polyvalence, les études en lettres, sciences sociales et politiques sont de très bonnes formations pour des profils généralistes, en droit et économie également. Pour elle, un Master à l’Institut des hautes études internationales et du développement constituent un atout.

Caractéristiques du secteur :

  • Les salaires sont corrects, mais il y a peu de progression salariale en général et peu d’écarts entres les différentes fonctions.
  • L’indépendance : une petite ONG permet beaucoup de liberté et de créativité. Le collaborateur a toute la latitude pour orienter les dossiers dans le sens choisi.
  • L’engagement, car le travail est intense ! Le problème ne vient souvent pas de la pression de la hiérarchie mais de la quantité de dossiers à gérer et de l’ampleur des tâches.
  • Un travail passionnant et des responsabilités : beaucoup de diversités, peu d’ennui, possibilités de voyages, rencontres, de pouvoir faire évoluer ses dossiers, s’engager pour une cause à laquelle on croit, bonne ambiance de travail dans son cas.

 

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Pour aller plus loin

Pain pour le prochain

www.ppp.ch

Cinfo

Informations sur la coopération internationale, publications en ligne, bases de données rencensant les postes disponibles en Suisse et à l'étranger dans l'humanitaire.

www.cinfo.ch

Genevajobs

Offres d'emploi dans le domaine des organisations internationales et non-gouvernementales

www.genevajobs.org

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