David Lemos, journaliste sportif, Radio Télévision Suisse

C’est en 2005 que David termine sa formation en science politique, par un mémoire sur la représentation de l’Histoire de la série James Bond, pour comme il le dit « s’amuser tout en étudiant ». Dès le début de ses études, il effectue des piges, travaille dans divers médias locaux (Framboise, TVRL, 24Heures), si bien que son nom était déjà un peu connu dans le milieu. Avant cela, il gagne à 18 ans le concours du jeune commentateur, parmi 25 candidats convoqués. Ces expériences lui permettent de se faire des contacts et de comprendre les us et coutumes du métier.

A ses débuts dans la radio dans laquelle il effectue des piges, il saute sur l’occasion d’un remplacement urgent pour des flashs infos les week-ends, apprend très vite et à tout-va, comme un boulimique, se jetant résolument dans la mêlée, sur la base de sa bonne culture générale, de son intérêt jamais dénié pour le sport et le journalisme. Il aime rencontrer tant des personnes que des personnalités.

Tout en peignant un tableau passionné de sa profession, David n’en cache pas les contraintes : il faut produire vite, et beaucoup. Sans être celui qui en sait le plus sur un sujet, en savoir suffisamment afin d’en apprendre un peu, à la plupart des auditeurs, supporter une vie bousculée, avec une forte variabilité, des déplacements et des horaires irréguliers, pouvoir parler de tout, et rencontrer beaucoup de monde. 

Les différents medias coexistent dans des univers parallèles où les réalités sont différentes. La RTS par exemple offre une dizaine de stages par année, compte 400 journalistes, dont 30 pour le sport. Lorsqu’un stagiaire est engagé, il suit les cours du Centre de formation au journalisme et aux médias (CFJM, ex CRFJ), une semaine sur 6, sanctionnés par un examen qui, s’il est réussi, lui donnera le statut de journaliste RP. L’employeur peut confirmer l’engagement du journaliste, s’il en a les moyens, ce qui à la RTS est en général toujours le cas. D’autres employeurs sont moins honnêtes et il faut faire entendre sa voix pour se faire inscrire au CFJM en tant que stagiaire officiel.

Quelques conseils

  • Si c’est votre truc, allez taper à toutes les portes, chez tout le monde : radios locales comme sites internets de nouvelles
  • La reconnaissance est particulière dans ce domaine, assez directe, car c’est un métier dans lequel ce que l’on fait, produit, est tangible, lisible, écoutable, visible
  • Soigner les langues, pouvoir se débrouiller en allemand, voire en suisse allemand est vital
  • Etre toujours disponible, au point que demander ensuite une place de stage est vu comme naturel.
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Pour aller plus loin

Centre de formation au journalisme et aux médias (CFJM)

www.cfjm.ch

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