Maxime Gindroz, chargé d'information à la Fédération vaudoise de coopération (FEDEVACO)

Qu'avez-vous fait en sortant de vos études? Quel est votre parcours?

A la fin de mes études en Science politique, j’ai obtenu un stage à la Fédération vaudoise de coopération (FEDEVACO) par le programme Unistages de l’UNIL: ça a été pour moi un véritable tremplin vers l’emploi. En faisant ce choix, j’ai fait le pari d’un stage à 40% dans un domaine qui m’intéressait mais qui n’était pas forcément bien rémunéré. Une fois en place, j’ai très vite proposé de faire 20% supplémentaires de manière bénévole, ce qui a certainement contribué au fait qu’à l’issue de mon stage, on me propose un poste, nouvellement créé, de chargé d’information.

Globalement, j’ai été formé sur le tas pour la communication, mais j’ai aussi bénéficié de diverses formations continues, plutôt courtes, comme « Communication politique » ou « Parlez aux médias et en public », dans le cadre du SPRI, Institut Suisse de Relations Publiques.

Quelle est votre fonction?

Je suis responsable de la communication de la FEDEVACO. C’est une organisation faîtière qui regroupe 45 ONG actives dans le domaine de la coopération au développement; elle a pour but principal de rechercher des fonds auprès des collectivités publiques, puis d’assurer le suivi des projets menés par ses membres dans les pays du Sud et de l’Est.

Personnellement, je m’occupe de la commission d’information qui contribue à sensibiliser le public vaudois aux enjeux de la coopération au développement. Mon cahier des charges est relativement large et surtout évolutif, puisque je l’ai construit en quelque sorte au fil des années. Ma fonction comprend 3 types de tâches :

  1.  Je veille à la visibilité de l’institution, notamment en organisant des événements, internes et externes. Je suis également appelé à représenter la FEDEVACO dans les médias et lors de nos manifestations publiques.
  2. Je suis responsable du site web et de l’animation de notre page Facebook. Je coordonne la production des supports d’information, depuis leur conception jusqu’à la sortie de presse.
  3. En charge des relations avec nos partenaires, je suis amené à convaincre des communes de s’engager à nos côtés, je mets en valeur l’action des pouvoirs publics partenaires et enfin, je coordonne l’organisation de manifestations (conférences, rencontres, ...).

Quelles sont les possibilités de travail dans ce secteur pour de jeunes diplômés?

Pour les missions à l’étranger, les organisations recherchent des personnes qualifiées et avec plusieurs années d’expérience, y compris sur le terrain, et il est donc très difficile d’être embauché immédiatement après les études. De plus, elles privilégient l’engagement de personnel local, il n’y a donc que très peu de postes d’expatriés salariés. Il faudrait plutôt viser des emplois dans la coopération, mais en Suisse, soit dans la gestion de projet, soit dans la communication et recherche de fonds.

Les compétences principales d’un responsable de projets sont:

  • une sensibilité interculturelle et une expérience sur le terrain;
  • une connaissance fine du contexte du pays;
  • une maîtrise des outils de planification, de suivi et d’évaluation;
  • des compétences linguistiques : en français, anglais mais aussi en allemand car les principales ONG ont leur siège en Suisse Alémanique;
  • être mobile.

Plus spécifiquement, on attend d’un chargé d’information une formation et de l’expérience dans le domaine de la communication, avec d’excellentes capacités rédactionnelles en français. Mais il est aussi important, au niveau linguistique, d’être à l’aise en anglais et en allemand. Il faut aussi montrer de bonnes capacités d’analyse et de synthèse et personnellement, il me semble important de développer quelques «atouts» personnels, qui peuvent faire la différence au moment du recrutement, comme par exemple de l’expérience associative ou la maîtrise de logiciels de création graphique...

Quels conseils pourriez-vous donner sur la base de votre expérience?

D’abord, il est important de «réseauter» activement en faisant des stages et du bénévolat et on peut évidemment déjà commencer pendant les études. Le volontariat permet en plus de développer de l’expérience sur le terrain, ce qui est très valorisé et recherché dans le domaine de la coopération. L’engagement bénévole est un plus aussi dans la mesure où il permet d’acquérir une connaissance personnelle et concrète de la vie associative.

A la fin de ses études, les opportunités étant relativement limitées, il faut montrer une certaine souplesse sur le salaire et le taux d’activité pour un premier emploi. Au moment du recrutement, il est très important de bien connaître l’ONG où l’on postule et de se préparer à l’entretien d’embauche. Cinfo et la FEDEVACO sont par exemple de bonnes sources d’informations et de conseils.

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