Sandra Sulser, biologiste et entrepreneuse

Les moments clés de votre parcours?

J’ai fait mes études de biologie à l’École polytechnique fédérale de Zurich, puis une thèse en microbiologie fondamentale à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL. Je me suis notamment penchée sur la manière dont certaines bactéries effectuent des donations de gènes à leurs congénères, les rendant ainsi résistantes aux antibiotiques. Parallèlement, j’ai cofondé l’association Innovation Forum Lausanne, permettant aux jeunes chercheurs et créateurs de start-up d’interagir avec des investisseurs, des entrepreneurs et des décideurs politiques.

Aujourd'hui, en quoi consiste votre travail?

Depuis 2017, je travaille pour Seerave. Cette fondation soutient des projets dans plusieurs domaines (nutrition, microbiome et flore intestinale, immunité) dont le but est d’améliorer la prise en charge des malades du cancer, en complément des traitements existants. En tant que chargée de projet, j’identifie les recherches que nous souhaitons parrainer à travers le monde et en assure le suivi.

Ce qui vous plaît dans votre métier?

La polyvalence et la flexibilité. Nous formons une toute petite équipe de quatre personnes, il faut donc savoir être touche-à-tout. Je ne fais plus de recherche à proprement parler mais j’ai une meilleure vue d’ensemble et cela me plaît. Nous soutenons des projets dans le monde entier, ce qui me permet de voyager et de rencontrer des chercheurs internationaux. C’est un environnement très nourrissant, tant du point de vue scientifique qu’humain.

Le doctorat, une évidence?

Pas du tout. J’ai toujours voulu comprendre comment fonctionnent les êtres vivants et me suis lancée dans des études de biologie parce qu’elles me laissaient d’innombrables portes ouvertes. J’étais heureuse d’avoir quelques années pour investiguer ces opportunités. Ce n’est que pendant le master que j’ai eu envie d’approfondir mes connaissances et de débuter une thèse. J’ai toujours procédé par étapes, c’est aussi ce que je conseillais à mes étudiants lorsque j’étais assistante à l’UNIL. Ne pas savoir trop précisément où l’on souhaite aller est une force, et non une faiblesse, selon moi.

Parcours publié dans Echos du vivant n°9, une publication de la Faculté de biologie et de médecine de l'UNIL à l’intention des gymnases et lycées romands. Texte: M. Affentranger. Photo: Felix Imhof.

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© Felix Imhof

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