Shékina Rochat, psychologue conseillère en orientation

Enthousiasmée par la résolution de problèmes et désireuse d’aider autrui, Shékina Rochat rêvait de devenir détective ou bien médecin. Finalement, c’est la psychologie du conseil et de l’orientation qui lui apparut être la meilleure voie pour concilier ces centres d’intérêt. Après avoir obtenu son Master dans cette filière, elle décroche un poste de psychologue conseillère en orientation à l’Office cantonal vaudois d’orientation scolaire et professionnelle. Stimulée par les défis du travail auprès des jeunes adultes en difficultés, elle débute un doctorat en psychologie pour promouvoir une nouvelle méthode de conseil.

Qu’est-ce qui vous a motivée à vous lancer dans un projet de thèse ?

Lorsque j’ai commencé à travailler comme psychologue conseillère en orientation, j’avais déjà l’idée de faire une thèse, mais ce sont véritablement les défis que j’ai rencontrés sur le terrain qui ont concrétisé cette idée et lui ont donné une direction. Mon intérêt pour l’entretien motivationnel dans les consultations d’orientation découle ainsi de mon sentiment d’impuissance face à la nécessité de susciter et d’affermir la motivation au changement de mes consultants. C’est après avoir expérimenté cette méthode dans ma pratique et constaté qu’elle était efficace, que j’ai développé un projet de thèse visant à établir l’efficacité de cette méthode dans le domaine de l’orientation, afin de promouvoir son utilisation dans ce contexte.

Vous avez eu l’occasion de travailler dans la pratique clinique en parallèle à la recherche en orientation (40% - 60%), comment vivez-vous ces deux registres?

C’est un vrai privilège de pouvoir concilier la pratique et la recherche, car ces deux domaines s’enrichissent mutuellement. À mon sens, seul le lien avec le terrain permet de conduire des recherches de qualité, qui vont répondre à des préoccupations réelles et d’actualité. Dans ma pratique, j’essaie d’être particulièrement sensible aux situations qui me mettent en difficulté, ainsi qu’à la récurrence de certaines problématiques chez les consultants. C’est ce qui me pousse à chercher de nouvelles solutions et me donne des idées pour la recherche. Néanmoins, je reconnais qu’il est parfois difficile de jongler entre les deux, notamment parce que le contact du terrain suscite plus d’idées de recherche que je n’ai de temps à disposition pour les développer et les valider sur la scène scientifique.

Quelles sont les sources de satisfaction de la consultation d’orientation ?

Ce sont souvent des petits éléments non quantifiables ou mesurables qui me donnent le plus de joie et de satisfaction. Par exemple, une lueur d’espoir qui s’allume dans le regard d’un consultant, ou l’un d’entre eux qui me dit à l’issue d’un entretien : « je ne saurais pas vous dire pourquoi, mais je pars en étant plus confiant que lorsque je suis arrivé ». Cela me questionne d’ailleurs par rapport aux résultats tangibles utilisés pour mesurer l’efficacité des démarches d’orientation – tels que la détermination d’un projet professionnel ou la réussite de l’insertion – auxquels j’ai moi-même recours dans mes travaux.

Comment voyez-vous votre évolution professionnelle ?

Avec beaucoup de portes ouvertes ! Mon objectif serait de pouvoir utiliser au mieux mes compétences pour aider les autres à en faire de même, après, je ne suis pas encore certaine de la forme que cela prendra à l’avenir. Je m’imagine travailler dans un environnement aménagé à des fins de recherche, où les données récoltées lors des entretiens pourraient servir de support au développement et à la promotion de nouvelles idées et réflexions.

Que pensez-vous avoir atteint, réalisé, acquis lorsque vous serez au bout de votre thèse ?

De la persévérance ! Le doctorat m’apparaît comme un marathon jalonné de remises en question et je me vois plutôt comme une sprinteuse : mon grand défi est de tenir sur la durée !

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait se lancer dans une thèse ?

Commencez par travailler dans le terrain que vous souhaitez étudier ; la pertinence de vos travaux n’en sera que plus grande.

Que pensez-vous du cadre offert à l'UNIL pour réaliser une thèse?

Lorsque je regarde les ressources mises à disposition, les conditions de travail, la qualité de l’encadrement, les possibilités de formation et les perspectives professionnelles, je réalise que de faire une thèse à l’UNIL me place parmi les personnes les plus privilégiées du monde.

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