Valérie Niederoest, directrice administratrive et chargée de communication/RP, Compagnie Philippe Saire

Parlez-nous de votre vie à l’UNIL :

J’ai fait mes études en science politique. Cette discipline m’a beaucoup intéressée, notamment pour son aspect critique et l’histoire de la politique de manière générale. En parallèle à mes études, j’ai profité de mon temps libre pour effectuer différents emplois d’étudiants et activités qui me passionnent. J’ai notamment fait partie d’un groupe de rock et participé à fonder Le Romandie en 2004, alors situé à la place de la Riponne de Lausanne. À cette époque, je ne pensais pas travailler dans la culture, Lausanne étant largement dépassé par Genève en terme de manifestations culturelles.

Comment s’est déroulée la transition entre la fin des études et la recherche d’un premier emploi ?

Une fois ma licence en poche, je me suis accordée une année sabbatique durant laquelle j’ai fait différents petits boulots. De façon inattendue, j’ai dû reprendre l’entreprise familiale (spécialisée en outillage pour la bijouterie et horlogerie) avec mon frère, avant de la revendre trois ans après. Cette expérience m’a permis de développer des compétences en gestion, en ressources humaines et en relation clientèle.

J’ai ensuite été engagée au Romandie pour la programmation et la gestion, connaissant bien le milieu de la musique. Un excellent poste pour commencer dans la culture ; un environnement passionnant et dynamique, mais comme souvent dans la branche, un poste précaire avec peu de salaire pour une activité conséquente, souvent de nuit. Après trois ans et demi d’activité, j’ai finalement quitté ce poste.

Ma période de chômage est restée brève en raison de la rencontre de Philippe Saire dans le cadre du Romandie. Recherchant une nouvelle recrue pour sa compagnie, et étant ouvert quant au profil des candidats, j’ai intégré l’équipe. J’ai travaillé dans un premier temps à 50% et je m’occupais notamment de la gestion de projets, des financements et de la rédaction du rapport d’activité, en contact avec la Ville, le Canton et Pro Helvetia, les responsables des lieux de création (par exemple l’Opéra de Lausanne, le Théâtre de Vidy), ainsi qu’avec les artistes. Par la suite j’ai aussi pris la fonction de Responsable de communication, ce qui m’a permis d’augmenter mon taux d’activité à 80%.

Malgré mon désintérêt premier pour ce domaine d’activité, j’y ai finalement pris goût, notamment en raison de la diversité des tâches : production de matériel de communication avec le graphiste, le vidéaste, gestion du site internet et des réseaux sociaux, relations presse, etc. Comme tout travail, ce genre de postes dans la Culture présente quelques particularités moins stimulantes telles que le salaire (le salaire est 1.5 à 2 fois moins élevé qu’auprès d’un service public ou une entreprise par exemple), les horaires irréguliers. Je m’en rends compte à présent que mon parcours professionnel n’était pas celui que j’imaginais durant mes études. Il s’est construit au travers d’événements singuliers et de rencontre inattendues.

Quels sont les apports de vos études dans votre vie professionnelle ?

Ce choix d’une formation de type généraliste, a régulièrement fait l’objet de discussion avec mon entourage. Quel est l’intérêt de cette formation théorique pour mon activité professionnelle ? Je dirais pour résumer que l’esprit d’analyse, l’aisance rédactionnelle, ainsi la manière d’aborder différentes problématiques, l’argumentation et la négociation, la compréhension des enjeux, le recadrage des domaines culturels dans l’histoire et la politique, sont quelques unes des capacités développées durant ces études.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés ?

Tout d’abord, il est important de prendre le temps de définir ce qu’on sait faire, les compétences acquises durant ses études, sans oublier celles développées en dehors des études - au travers de stages, engagements dans une association ou toutes autres activités extra-universitaires.

Ensuite, en terme de candidature, il est important de demander une lettre de recommandation ou un certificat de travail décrivant en détail les activités menées. La lettre de motivation doit être personnalisée en montrant ses motivations pour le poste ou le stage, afin de permettre au recruteur d’en apprendre un peu plus sur le candidat.

Finalement, pour les personnes en stage dans une organisation souhaitant être engagé par la suite, je conseille d’apprendre à se rendre indispensable. Il s’agit de se montrer très motivé, d’avoir envie de faire évoluer un projet, d’aller plus loin dans son travail et d’avoir confiance en ses compétences et en leur utilité dans l’organisation. Je recommande également d’exprimer ouvertement son souhait de rester dans l’organisation à son responsable.

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Pour aller plus loin

Compagnie Philippe Saire

www.philippesaire.ch

Le Romandie

www.leromandie.ch

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