Virginie Huguet, cheffe de projet « Paysage éducatif » à la Ville de Lausanne

Qu’avez-vous étudié à l’UNIL ?

Avant de parler de mon parcours académique, il me paraît important de mentionner une étape préalable, qui a beaucoup compté pour la suite de mon parcours professionnel. Il s’agit de mes engagements à l’époque du gymnase. A 16 ans, j’ai intégré le Parlement des jeunes à Neuchâtel. J’ai ensuite créé le bureau neuchâtelois de Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. Ces activités m’ont permis de faire beaucoup de rencontres en dehors du cadre scolaire ou amical.

J’ai commencé par étudier la psychologie, mais mon choix n’était pas des meilleurs. Je me suis ré-orientée en lettres, en histoire et esthétique du cinéma, histoire de l'art et journalisme (branche qu’il était possible étudier auparavant en lettres). J’ai très tôt décidé que je serais active à côté de mes études. J’ai écrit des articles dans L’Auditoire (ce qui me donnait parfois des entrées à des événements !), j’étais animatrice à Fréquence banane, et je suis partie à Barcelone en échange.

C’est en parallèle à mes études que j’ai décroché un stage de 6 mois à Vision du réel, dans le domaine de la communication. Le même employeur m’a rappelée deux fois pour des périodes de 3 mois les années suivantes – ce qui m’a amenée à un peu repousser la rédaction du mémoire… A la fin de mes études, j’ai eu l’opportunité de rejoindre une agence qui démarrait, Trivial Mass, où j’ai collaboré à diverses animations dans le cadre de la nuit des musées par exemple. Une autre activité importante de ce poste était l’élaboration de dossiers de presse. J’ai beaucoup appris et j’étais motivée à continuer, mais il a fallu que j’interrompe un temps toutes ces activités pour terminer mon mémoire.

Qu’avez-vous fait en sortant des études ?

A vrai dire je ne savais pas exactement pour quels types de postes postuler, ni comment me définir, que dire de moi en termes de profil professionnel. J’ai d’abord fonctionné par mandats. Je n’avais pas de contrat fixe mais j’enchaînais des mandats qui duraient 3 à 6 mois environ. J’ai aussi participé à la mise sur pied d’un nouveau festival de cinéma à Genève, plutôt dans les tâches relatives à la communication. J’ai constaté à cette période que beaucoup d’activités liées aux relations presse que je faisais à la maison ne me permettaient pas de rencontrer beaucoup de monde, en tous cas pas assez à mon goût.

J’ai donc entrepris de faire des remplacements dans une école. L’enseignement n’est pas une vocation chez moi, mais j’aime énormément la transmission du savoir, la pédagogie. Devant une classe, on apprend sur soi aussi ! J’ai effectué pendant 2 ans un remplacement avec la maîtrise de la classe. Je me suis alors demandée si j’allais reprendre des études en pédagogie. Dans le doute, j’ai entrepris un bilan de compétences. J’ai réalisé que je ne deviendrai pas enseignante et j’ai commencé à rédiger des offres spontanées dans d’autres secteurs.

A ce moment-là, je suis tombée dans la presse sur une annonce très très rare, celle pour une poste de Déléguée à la jeunesse pour la Ville d’Yverdon-les-Bains. J’ai obtenu le poste, je pense en partie grâce à mes expériences neuchâteloises de jeunesse ! Je suis restée six ans à ce poste. J’ai intégré plusieurs commissions, et j’ai créé une place de stage. J’avais à cœur de formé des universitaires, et je leur demandais de développer leur propre projet pendant le stage. J’ai quitté cet emploi lorsque j’ai senti que j’avais fait le tour et que j’avais besoin de changer.

Dans la période qui a suivi, j’ai obtenu une certification dans le domaine de la gestion de projet, ce qui complétait, structurait mon expérience en la matière. J’ai recommencé la recherche d’un nouveau défi, en allant à la rencontre d’amis et connaissances pour m’informer et échanger. C’est par ce biais que j’ai entendu parlé des projets soutenus par la Fondation Jakobs, et que j’ai su que la Ville de Lausanne cherchait une cheffe de projet pour un mandat soutenu par la fondation. Il s’agit en résumé d’un projet qui a pour but de relier les prestations scolaire et para-scolaires, afin d’anticiper les problèmes d’insertion socio-professionnelle des jeunes d’un quartier. Ce n’est que le début mais ce poste combine tous mes intérêts à mes compétences.

Quels conseils pourriez-vous donner sur la base de votre expérience ?

Soyez curieux ! Il faut susciter sa chance ! On peut parfois avoir l’impression que ses expériences sont éparpillées ou qu’elles ne constituent pas un fil rouge. Pourtant, à y regarder de plus près, on dégage des centres d’intérêts, ou des compétences que l’on aime exercer. D’où l’importance de réfléchir à ce que l’on a retiré de chaque expérience – quelle qu’elle soit.

Suivez nous:    

Pour aller plus loin

Que font les Alumni après leurs études?

Découvrez d'autres parcours professionnels de diplômées et diplômés de l'UNIL.

Partagez:
Unicentre  -  CH-1015 Lausanne
Suisse
Tél. +41 21 692 21 30
Fax +41 21 692 21 35